, la Cité des Roses, abrite deux célèbres roseraies aux fleurs délicates. Celle du parc de Bagatelle, luxuriante, est la plus renommée ; celle de L'Haÿ-les-Roses vient ensuite. Pour les amateurs de roses éclatantes, chacune possède ses propres caractéristiques et atmosphère. Rien qu'à lire ce nom poétique de « Roses », on évoque immédiatement ces fleurs magnifiques.




















N'oubliez-vous pas cette chanson célèbre à Taïwan, Rose, Rose, je t'aime, œuvre inspirée par le charme envoûtant des roseraies ? Le compositeur, probablement un fervent amoureux des roses, a su exprimer avec poésie et perfection l'âme de ces fleurs. Cette roseraie, parfumée et la plus ancienne de la Cité des Roses, fut fondée à la fin du XIXe siècle (1894), durant les années dorées de la France, par Jules Gravereau, fondateur du célèbre grand magasin parisien « Bon Marché » et passionné de roses.
Vieille d'un siècle, elle conserve dans un coin de ce vaste parc verdoyant des roses magnifiques venues du monde entier (près de 3 500 variétés). On peut y admirer toute l'évolution de la famille des roses, depuis les origines jusqu'à nos jours, des espèces sauvages aux cultivées, d'Orient en Occident. Plus de 15 000 pieds de roses vertes y poussent. La célèbre roseraie de Bagatelle s'en est inspirée et y a transplanté des rosiers pour les cultiver dans son propre jardin. Est-ce une roseraie ou un jardin d'Éden ?
Dans ce vaste jardin français traditionnel, riche en arbres et en fleurs, tout est ordonné : une étendue de roses éclatantes et délicates, disposées avec rythme et variation. Rangées après rangées, elles forment plusieurs arches florales, galeries et murs colorés, dont les formes ingénieuses invitent à la réflexion. Les allées entrecroisées de roses et de rosiers traversent les tonnelles fleuries et les théâtres naturels, parsemés de petites statues au style antique, créant une ambiance poétique et captivante.
Lors de la saison de floraison, les fleurs s'épanouissent en une mer de couleurs qui fascine. Baignées dans le parfum enivrant des roses, perdues dans les bras de la nature, on ne sait plus où l'on se trouve : dans une roseraie ou dans l'Éden ? Au centre de cette roseraie multicolore se trouve un bassin octogonal réfléchissant, cœur de la composition symétrique en éventail. Autour du bassin, des mini-rosiers décoratifs sont plantés.
À gauche, les roses modernes (depuis les années 1950) s'étendent près des maisons normandes : d'abord les roses « Dames », puis les roses françaises autour du Sanctuaire de l'Amour, et enfin les autres roses européennes modernes. À droite, les roses anciennes (du XIXe au début du XXe siècle) : roses et rosiers orientaux (Chine, Japon, Inde, etc.), les joyaux de Malmaison, et les roses du XVIIIe siècle, entre autres.
Sur les murs arrière des tonnelles fleuries grimpent des roses et rosiers spécialement conservés : roses sauvages, arbustes, rosiers champêtres japonais et roses au parfum de thé, parmi d'autres. Une vitalité débordante et une grande attractivité caractérisent cet espace.
La maison normande située devant sert de musée mémoriel de l'histoire des roses, présentant l'origine de la roseraie, ainsi que des illustrations, photographies, documents iconographiques et audiovisuels retraçant l'évolution globale des roses. Devant la roseraie s'étend un jardin anglais luxuriant. Dans ce cadre naturel, de grands pins droits, de vastes pelouses et des sentiers sinueux traversent les buissons et les massifs, offrant un espace fluide idéal pour les loisirs et la détente dans la Cité des Roses.