Le 9 juillet 2006, jour spécial et fou au niveau mondial, l'équipe de France affrontait l'Italie en finale de football. Bien que le résultat fût imprévisible, les médias mondiaux et français semblaient favoriser les Bleus. Cependant, il ne fallait pas sous-estimer l'Italie, triple championne du monde.
Les médias français exaltaient le courage des Bleus, dont l'historique contre l'Italie laissait entrevoir la victoire. La fierté nationale soutenait l'équipe : rues de Paris envahies de drapeaux tricolores et d'affiches « Allez les Bleus », non pour le 14 juillet mais pour cette finale. Jeunes en maillots bleus ou déguisés en Gaulois, tous participaient à cette effervescence. Les avenues étaient désertes, bloquées par la police pour accueillir les chants de victoire.
En soirée, files d'attente devant les pizzerias, villes vides. Tout le monde attendait le coup d'envoi de 20h. Les Français soutenaient les « Bleus » (l'Italie), tandis que la France portait le blanc. Sous la Marseillaise, Zinédine Zidane mena l'équipe vers un but spectaculaire sur penalty après une faute italienne. Le rêve bleu semblait proche. Henri fut blessé dans une percée ; malgré l'attaque française, l'Italie réagit. À la 19e minute, Marco Materazzi égalisa d'une tête sur corner.
En prolongations, Zidane heurta Materazzi, recevant un carton rouge. Remplacé Henri, l'équipe perdit son leader. L'ambiance devint tendue. David Trezequet, héros de l'Euro 2000, marqua pour la France. Mais Fabio Grosso inscrivit le but de la victoire italienne. Les larmes aux yeux, les Parisiens rentrèrent dans un silence lourd, une nuit étrangement calme et apaisante après ce « Rêve Bleu ».











