Dès le début des vacances d’été, on sent l’atmosphère de la Fête nationale française. Les Champs-Élysées sont déjà envahis par une mer de drapeaux, prêts à accueillir la grande cérémonie annuelle du défilé militaire. Cette année (2006), la Fête nationale semble être arrivée plus tôt que les années précédentes, en raison de la Coupe du monde de football. Lorsque l’équipe de France a atteint la finale le 9 juillet, elle a provoqué une euphorie nationale folle et joyeuse, semblable à celle d’une fête nationale célébrée par tout le pays. Ces deux joies se sont croisées sans se rencontrer ; l’orgueil national gallo-romain, monté en flèche, s’est refroidi, brisant le beau rêve de la France. Les Parisiens ont rapidement jeté toutes leurs préoccupations (politiques et sociales) aux nues, se dirigeant vers diverses zones de vacances, ce qui est pour eux le plus sacré.
Le 14 juillet est la Fête nationale de la France. Les vacances d’été entrent dans leur deuxième vague d’intensité. Pour ceux qui n’ont pas encore pris leurs congés, c’est un long week-end de trois jours. À Paris, peu importe la Fête nationale ou non, car rien n’est plus sacré qu’un jour de congé. Ce n’est qu’à mi-juillet que l’on ressent vraiment que les Parisiens, auparavant vides, clairsemés et pâles, ont disparu, remplacés par une foule de touristes venus du monde entier, encombrant les sites touristiques et les musées. Ainsi, le défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Élysées devient un spectacle touristique exceptionnel, attirant chaque année des milliers de ces visiteurs internationaux. La grande cérémonie du défilé se transforme en une fête militaire de loisirs inespérée pour les touristes.
L’orchestre militaire joue l’hymne « La Marseillaise » avec passion ; certains membres du public chantent avec enthousiasme. Au loin, la cavalerie héroïque de la Garde républicaine, menée par son chef, descend de l’Arc de Triomphe, escortant le président Chirac jusqu’à la place de la Concorde pour inaugurer le défilé. Ensuite, les troupes spéciales alpestres, vêtues d’équipements de ski blancs impeccables, défilent en ordre parfait. S’ensuivent les officiers des grandes académies militaires françaises, marchant avec fierté. Comme des machines, les bataillons héroïques et majestueux de la Marine, de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et des Marines défilent tour à tour, montrant leur bravoure éclatante. Enfin, le corps des pompiers de Paris clôt le défilé terrestre avec une discipline héroïque.
Puis passent les forces spéciales de police à moto lourde, les véhicules blindés légers armés de mitrailleuses légères, les unités amphibies spéciales, ainsi que les chars légers et lourds, défilant avec fracas. Les unités logistiques suivent, puis la série de camions-citerne des pompiers de Paris passe de manière théâtrale. Une formation de chasseurs Mirage, volant bas depuis la direction de La Défense, traverse l’Arc de Triomphe jusqu’au-dessus de la place de la Concorde, libérant des traînées bleues, blanches et rouges rappelant les couleurs du drapeau français. Puis une série de chasseurs Mirage français, de grands avions ravitailleurs et de transports survolent la foule, atteignant le point culminant du défilé. Sous les acclamations du public, la cérémonie se termine parfaitement.
Chaque année, la Fête nationale est l’occasion pour la France de montrer sa puissance militaire supérieure (s’agit-il d’une fête militaire touristique ou d’un salon de l’armement ?). Annuellement, cela signifie-t-il un message de paix au monde, ou y a-t-il une autre signification ?
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